Fra Angelico et les maîtres de la lumière

” 1982, Jean-Paul II a béatifié le peintre Fra Angelico (vers 1395 – 1455), devenu le saint patron des artistes. La splendide expo qui débute au musée Jacquemart-André,dans le 8e arrondissement à Paris, est l’occasion de revenir sur les raisons du succès de ce frère dominicain.

Au XVe siècle, Florence s’impose comme le centre du monde artistique. Cette cité humaniste accueille une génération aux talents très variés, comme Ghiberti, Masaccio, Donatello, Uccello ou Lippi.

En l’espace de cinquante ans, cette ville de 6 km 2 connaît un nombre ahurissant de mutations qui stimulent ses 90 000 habitants et marquent les étrangers de passage. Parmi ses génies, il en est un qui rayonne dans le domaine de la peinture : c’est Fra Angelico, homme au « talent rare et parfait », selon Vasari.

Né à Fiesole vers 1395, frère dans l’ordre mendiant des Dominicains, il est nourri d’humanisme, voyage beaucoup, à Orvieto, Cortone, Padoue ou Rome. Fra Angelico s’impose comme l’un des plus grands peintres de la Renaissance pour trois raisons majeures :

il manie l’or comme personne ;
il assimile le relief ;
il sait s’entourer.”Thomas Schlesser www.rue89.com